Violette Dorange arrive dans la salle de presse. Sourire timide, elle s’installe face à une salle comble. La skippeuse, benjamine de la course, a franchi la ligne d’arrivée à 11 h 39 ce dimanche 9 février avant de remonter le chenal sous les acclamations nourries du public. C’est fou, pendant trois mois j’ai vu zéro visage et là il y a tout ce monde ! , lâche-t-elle, impressionnée et reconnaissante. Je ne m’attendais pas à cet accueil, merci ! Ce moment restera gravé en moi. Et big up à mes copains qui se sont déguisés en dinosaures et qui viennent de loin , rigole-t-elle dans le micro. Difficile pour la sportive de prendre la mesure de sa popularité : J’étais dans ma bulle, mais j’ai compris au fil des échanges avec mon équipe et ma famille. Cela m’a beaucoup touchée et portée quand j’étais en mer ».
Son tour du monde en 90 jours n’a pas été de tout repos. J’ai eu peur plein de fois, je ne m’en cache pas, avoue, sans fard, Violette Dorange. Pendant les tempêtes, quand je suis montée au mât, une première fois, puis une deuxième… Mais cette peur m’a permis de toujours rester vigilante. Même si elle était là, je devais la combattre et avanc...
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